Il était une fois…

…une petite Zoé.

Tartarin: L’arbre à Kouines pour tarte à Kouines

                                  Tartarin: L’arbre à Kouines pour tarte à Kouines tartarin-Alphose1-300x168      « Tout le monde est un peu de Tarascon »  a écrit Alphonse Daudet, mais tout le monde ne connait pas ses bizarreries, car à Tarascon, tout semble bizarre. Bien des  légendes, bien des contes  sont venus abreuver cette merveilleuse ville, habitée encore aujourd’hui par Tartarin et ses rodomontades. Ah si j’avais le pouvoir de donner une continuité aux écritures d’Alphonse et offrir encore quelques aventures à notre fabuleux chasseur de casquettes !

 Soyons fous, libérons notre plume.

L’arbre à Kouines pour tarte à KouinesTartarin

                                         Tartarin, chasseur ancestral,  toujours à la recherche de voyages lointains, entreprend une expédition qui l’emmènera aux frontières de ses chimères qui comme toujours ne dépassera  pas les abords de son village natale, Tarascon. Sa mission n’est pas des moindres, ramener des Kouines pour sa Tante Tartarine.

Sainte-Marthe-de-Tarascon-300x168Comme à son accoutumée, chaque jour que Dieu fasse, sa vieille tante Tartarine,  figée à sa fenêtre, n’attend que le passage de son neveu. Aux premières heures du jour, Les cloches de la collégiale Sainte-Marthe de Tarascon  viennent sonner les  onze heures

 

http://www.youtube.com/watch?v=0bD0gmDXYgM&feature=player_detailpage.

 

 
Au coin de la rue du Prolétariat, se dessine la silhouette rondouillarde de son matinal Tartarin.

C’est en criant très fort et très haut (du premier étage) « bonjour mon Tartarin ! » que Tartarine réveille de sa voix stridente son voisinage, rappelant avec fierté d’être l’honorable Tante du chasseur émérite de cette petite ville de Provence, Tarascon.

« Bonjour Tantine, belle journée encore aujourd’hui !

-    N’oublie surtout pas de me ramener de quoi te faire une de mes bonnes tartes aux Kouines !…. sois prudent …. bonne
chasse !

-    Je n’y manquerai pas ma bonne Tantine! ».
Tartarin n’a qu’une parole,  foi de Tartarin,   promis, juré, et pour marquer son serment, il crache droit devant. Quel oubli ! Face à lui, le vent tenace de Tarascon  ne manque pas de lui renvoyer sa baveuse promesse en plein visage.  Seul un doute lui subsiste, qu’est-ce que des Kouines, à  quoi cela ressemble-t-il? Le voici parti en quête de Kouines, d’un pas volontaire, droit comme un « i » le fusil à l’épaule, la chasse aux Kouines est ouverte.

 Sur son chemin, Tartarin ne tarde pas de rendre visite à son ami  Costecalde, l’armurier du village, qui lui a toujours été de bon conseil. « Salut l’Ami, où vas-tu de bon matin, harnaché comme un jour de chasse ?

-     Je compte ramener des Kouines pour ma tante. Toi qui connais les bons coins, saurais-tu où je pourrais en trouver ?

-     Des kouine, malheureux,  tu vas à la chasse aux Kouines ? Tu sais, mon Tartarin, c’est bien dangereux la chasse aux Kouines. Plus d’un, même des plus grands spécialistes chasseur de Kouines se sont retrouvés à l’hôpital. Oh oui, dangereux je te dis !

-      Une promesse est une promesse. J’affronterai tous les dangers, rien ne pourra m’arrêter,  il me faut ramener des Kouines à ma
Tantine !

-      Bien, bien, têtu que tu es, je t’aurai averti ! Pour commencer,  ton fusil ne te servira pas à grand-chose et  il te faut avant tout trouver un arbre à Kouines.

-      Un arbre à Kouines ?  Me voici parti à faire de la cueillette ? Jamais, tu m’entends, jamais, jamais je m’abaisserai à faire ce genre de sport. Comme disait ma Grand-mère, La cueillette est un sport de minette. La vaisselle tant que tu y es ! La cueillette, j’aurai tout entendu, tu me vois, Moua, monter à un arbre entrain de cueillir des Kouines, que je ne sais même pas à quoi ça ressemble une kouine !

-      Peu chère, quelle cueillette ? Toi, l’enfant du pays, on dirait un estranger, un gars qui vient du Nord, l’Est et de l’ouest à la fois ! A la cueillette aux Kouines, ah ! ah ! ah !, s’esclaffe Costecalde, mais non, J’ai eu ouïe dire que cet arbre rare et précieux se trouvait dans la forêt de Tarascon. Facile à reconnaitre, il domine tous les autres arbres. Il te faut aussi te munir d’un filet à papillons, justement, j’en ai un en  promotion à neuf cents euros, mais attention, c’est un filet de compétition, de professionnel, c’est un filet deux en un, il attrape et capture à la fois. Il te faudra monter tout en haut de l’arbre à kouines et attendre la nuit. La chasse est ouverte de  trois heures trente-six à trois heures quarante et une. Il est vital de suivre scrupuleusement ces horaires, car le garde-chasse a ordre de tirer sur tous contrevenants. Durant ces cinq minutes, reste bien à l’affut, quand tu entendras kouiner, ajuste ton filet à papillons, et à toi de jouer. Tu nous reviendras glorieux, car rares sont les chasseurs de kouines ne revenant pas bredouille, et surtout sain et sauf !

-      C’est un sport de précision et bien dangereux ! Une montre me serait de grand secours, et précise de surcroit !

-      Pour sûr, j’en ai justement une en magasin. Je te la laisse pour mille cinq cent vingt-huit euros et trente-deux cents, c’est
un prix d’ami !

-      Peuchère, ce n’est pas un peu cher, mon cher ! Tu m’arraches le cœur, tu me racles le porte-monnaie, si j’étais un poulet, je
serais déplumé. Tu ne me prendrais pas pour un pigeon ? Je me sens mal tout d’un coup, (Tartarin était blanc, perlant de sueur), laisse-moi m’assoir un peu sur ton canapé.   (Voici notre Tartarin tel un pigeon sur canapé, le moral ruiné).

-     Allez, Tartarin, arrête de te monter la tête, c’est un investissement, il en va de ta vie ! Cette montre est une montre grand luxe, un model suisse ! Elle est reliée avec la NASA, la station Mir, l’horloge parlante, Big Ben et l’église de Tarascon. Et puis, ta vie n’a pas de prix, mon Tartarin. Je te l’ai dit, c’est un sport dangereux ! »

                             Tartarin remercie son ami l’armurier,trinquant aux bonnes affaires, sifflant d’une seule rasade le pastis de onze
heures. Le voici paré à affronter les kouines.
Tout au long du chemin, Tartarin se répétait les consignes laissées par son ami ……il se lamentait, se parlait à lui-même, comme à son accoutumé, quand ses tracas venaient à le taquiner : « J’en suis tout retourné, maudites kouines, me voilà déjà bien blessé, un chasseur à l’agonie ! Ah, ma Tantine, que m’a t’il pris que de te promettre? Je n’ai  plus trop faim de tes tartes aux kouines ! ………………..

                                                                    ………………. A  SUIVRE.

Giovanni Wante-Glioni 




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